Prisonnière de son amour – 36 – Trahison

Chapitre 36

Trahison

La plume griffait le parchemin avec hargne. Une larme étoila l’encre noire, la dilua en un étrange dessin funeste. D’un geste rageur, Kathleen essuya ses joues d’un revers de la main. Elle jeta la plume, déchira la feuille en menus morceaux, renversa l’encrier. Finn se redressa et posa le museau sur le genou tremblant. Kathleen le caressa, le cœur gros, empli d’une jalousie dévastatrice et d’envies de meurtre. 

Pourquoi s’obstinait-elle à le maintenir en vie avec acharnement ? 

Le laisser mourir aurait été si simple. Elle soupira, essuya ses joues humides et reprit sa tâche en priant que le travail éloignerait pour un temps son chagrin révolté. Le coup léger à la porte provoqua l’accélération de son cœur et un sentiment aussi noir que les lourds nuages voilant le soleil. 

— Puis-je ? demanda Hugo d’un ton hésitant. 

D’un signe de tête, elle l’autorisa à s’avancer, la gorge trop serrée pour prononcer un mot, dans l’attente d’un verdict irrévocable. La visible contrainte de l’homme augmenta son malaise. Le silence perdura le temps qu’il s’assoit sur le tabouret devant la table de travail. 

— Il dort encore, murmura-t-il en retenant à grande peine son irritation. 

Kahtleen haussa les épaules, incapable de parler. Hugo ouvrit la bouche, prêt à la réconforter, à lui assurer qu’Harald ne romprait pas ses vœux pour Madeline, certifierait l’empressement du chevalier à revenir à Silkoch, mais le brouhaha devant le logis ne lui en laissa pas la possibilité. Des cris et des bruits de sabots résonnèrent jusqu’à eux. Avant même qu’ils réagissent, Joan se précipita dans la pièce, échevelée, la mise dépenaillée, le corsage déchiré à l’épaule, le visage brouillé par les larmes. La jeune femme se jeta à terre, le front au sol en sanglotant. 

— Ils ont arrêté Duncan ! Je vous en prie, Madame, sauvez-le !

— Que dis-tu ? s’exclama Kathleen en se levant brusquement. 

Le fauteuil se renversa en arrière en un bruit sourd. Hugo se précipita vers Joan, l’aida à se relever et l’incita à s’asseoir sur le banc.

— Que dis-tu ? répéta Kathleen. Qui a arrêté Duncan ? 

— Moi, madame ! claqua la réponse.

Un homme suivi de huit gardes royaux se tenait à la porte dans toute la splendeur de son arrogance. Kathleen reconnut immédiatement Lord Malcolm, vit sa surprise et la lueur de convoitise bestiale. Elle se redressa, affronta avec morgue et d’un regard hardi l’attention lubrique du sournois. Finn gronda, s’interposa entre elle et celui qui avançait nonchalamment en remuant un mouchoir de satin blanc devant son visage. 

— Finn au pied, ordonna-t-elle au chien de peur que les soldats ne l’embrochent avec leurs piques brandies en avant. 

Le combat serait inégal cette fois et son compagnon risquait fort de périr inutilement sous les coups de gardes chevronnés et payés pour protéger Lord Malcolm. 

— Lord Malcolm, salua-t-elle d’un ton sec. 

— Lady Kathleen, je vous présente mes hommages. Vous êtes… resplendissante. La maladie de votre mari semble vous convenir à merveille, déclara avec malveillance l’intrus en fixant Hugo avec dédain. 

Kathleen blêmit sous l’insulte et retint d’un signe de la main Hugo prêt à en découdre, quoi qu’il lui en coûte.  

— En quoi puis-je vous être utile, Lord Malcolm ? Nous ne vous avons pas invité et nous vous connaissons assez courtois pour ne pas imposer votre présence à qui ne saurait la tolérer, répliqua-t-elle avec mordant.

Le rire grinçant répondit à son attaque impertinente et une lueur de satisfaction brilla dans le regard pâle posé sur elle. 

— Croyez bien que je regrette que le temps ne me permette pas de vous expliquer à quel point vous pourriez apprécier ma compagnie et me prouver votre gratitude. Cependant, le roi réclame que justice soit rendue dans les plus brefs délais. 

— Justice ? À quel propos ? 

— Ne vous en doutez-vous point ? grinça la voix nasillarde. 

Kathleen releva le menton et montra sa détermination à ne pas se laisser intimider. Un sourire narquois étira les lèvres épaisses. 

— Votre… Duncan Maloy est accusé du détournement des revenus d’un domaine sous la tutelle du souverain. Il répondra de sa conduite devant la cour et sera pendu pour actes de trahison. 

La protestation sourde de Joan se termina en gémissement et elle s’affaissa sur elle-même, les mains serrées l’une contre l’autre. 

— Qui porte de telles allégations ? s’enhardit Kathleen, le regard étincelant de détermination. 

— Barnes, le régisseur du chambellan du roi. Oublier d’avertir la cour du décès de Lawless est une faute grave, dissimuler des agissements répréhensibles plus inquiétants encore. Vous pourriez pâtir de cette… négligence, madame, ainsi que votre mari. À moins que tout ceci ne soit volontaire ? cracha le malfaisant.  

— Henri ne peut rien reprocher au chevalier, s’insurgea-t-elle avec hauteur, outrée par les accusations malveillantes. 

Le rire semblable à un grincement lui glaça les sangs autant que le regard mauvais étincelant de satisfaction. 

— Croyez-vous ? ricana-t-il en approchant d’un pas. 

Le grondement sourd de Finn le maintint à une distance respectueuse, mais Kathleen perçut la volonté farouche de cet homme à obtenir ce qu’il convoitait depuis des mois. Elle frissonna, se rappela la connivence de Margaret avec le courtisan, les rumeurs à propos de ses accointances avec les anciens soutiens de Richard et sa détermination à s’approprier les richesses des seigneurs disgraciés par Henri. 

— Pensez-vous sauver votre tête ou celle de votre époux maintenant que les preuves de vos traîtrises sont avérées ? Prenez soin de votre joli cou, madame. Il connaîtra sans tarder le froid de la hache, à moins que vous ne vous montriez docile, murmura Lord Malcolm d’un ton menaçant. 

Au lieu de reculer ou de supplier, Kathleen le toisa avec un dédain marqué. 

— Puisqu’Henri se targue de justice, nous réclamerons qu’il nous entende et soit le seul juge de nos actions. Aucun de nous n’a démérité et n’encourt son courroux. Je plaiderai moi-même notre cause auprès de notre souverain. 

Lord Malcolm éclata d’un rire mauvais. 

— Faudrait-il que vous puissiez l’approcher, vous la fille de ce félon de Wolton pendu pour trahison !

Hugo s’avança d’un air farouche pour défier l’arrogant personnage. Kathleen le retint d’un geste, et lui intima d’un regard de garder son sang froid. Lord Malcolm se rengorgea en arborant un sourire mesquin. 

— L’amitié envers un homme mourant n’est rien face à la raison d’État, asséna-t-il avec mépris. 

Lord Malcolm se détourna et engagea les soldats à l’escorter jusqu’à la cour. 

— Madame, gémit Joan affaissée sur le banc. 

Kathleen s’agenouilla devant sa servante, serra les mains glacées et tremblantes entre les siennes. Les bruits des sabots résonnèrent jusqu’à eux, annonçant le départ de Lord Malcolm et sa troupe. 

— Ne crains rien, Joan. Nous le sauverons, assura-t-elle avec ferveur. Le roi comprendra certainement que les circonstances sont les seules coupables dans cette affaire et que Duncan a agi selon sa foi et pour le bien de tous. 

— Que voulez-vous dire ? questionna Hugo, inquiet des propos tenus par la jeune femme. 

Sans répondre, Kathleen se releva et s’éloigna vers la porte ouverte en soutenant Joan anéantie par l’arrestation de Duncan. 

— Kathleen ! se précipita-t-il pour la retenir et l’empêcher de commettre une terrible bêtise. 

En un instant, il soupesa le pouvoir de la maîtresse de Silkoch et les conséquences de sa notoriété grandissante. Un seul ordre et les hommes la suivraient immédiatement à la poursuite de la troupe royale afin de délivrer Duncan. Il mesura les risques encourus et la possible réussite d’une telle entreprise. Il se prit même à vouloir y participer pour faire rendre gorge à ce vil Lord Malcolm. Cependant, la sagesse et la prudence lui soufflaient de calmer la hargne de Kathleen et de la guider à agir pour le bien de tous. 

Deux domestiques se hâtèrent vers eux et se chargèrent de Joan. 

— Andy ! appela Kathleen d’un ton âpre. 

— Madame ? se précipita le jeune homme, éberlué par l’arrivée impromptue des gardes royaux et l’arrestation de Duncan. 

Le château bruissait de colère et les habitants se rassemblaient dans la cour, décidés à enfourcher leur monture et poursuivre la troupe pour secourir l’homme les ayant soutenus au cours des dernières années. Hugo sentit le vent de révolte, les regards chargés de rancune envers l’étranger qu’il était. 

— Que dix hommes se préparent immédiatement au départ. Nous voyagerons léger. Soyez prêts dans une heure, commanda Kathleen avec rudesse. 

— À vos ordres, madame.

Andy s’inclina devant elle et se précipita dehors, appelant, ordonnant. Hugo se rapprocha de Kathleen, saisit son bras et la força à l’écouter. 

— Kahtleen, je vous en prie, ne commettez pas une folie. 

Elle le toisa d’un air hautain et repoussa la main agrippée à sa manche.

— Il n’y a point de folie à vouloir sauver un homme juste et droit qui agit selon ses convictions. Vous prétendez que votre roi se conduit avec sagesse ? Alors, il devra se rendre à mes raisons et conviendra que la situation ne laissait aucun autre choix à Duncan.

Hugo la dévisagea avec attention, un frisson à l’esprit. 

— Ainsi, vous ne niez pas les accusations proférées par Lord Malcolm à l’encontre de Duncan ? 

Kathleen haussa les épaules et s’écarta. Elle agrippa à deux mains la jupe de sa robe et partit d’un pas guerrier vers la salle commune. 

— Kathleen !

Hugo la rattrapa par le bras et l’incita à répondre à ses questions. 

— Le saviez-vous ? la pressa-t-il à s’exprimer et lui expliquer la situation. 

— Que Duncan a détourné quelques subsides destinés à la couronne pour nourrir la population ? Oui. Qu’il a agi en son âme et conscience pour permettre aux habitants de Silkoch de vivre dignement et non comme des mendiants parce que mon père a dilapidé sa fortune afin de divertir Richard ? Oui. Il m’a juré n’en avoir jamais retiré aucun profit personnel. 

— Il vous l’a juré ? Quand ? 

— Sur son lit de mort.

— Sur son lit de mort ? Mais, il n’est pas mort, s’emporta Hugo, atterré d’avoir été berné par les deux acolytes. 

Malgré les questions répétées de John, ni Kathleen ni Duncan n’avaient soufflé mot de cette affaire, taisant volontairement des faits d’une gravité alarmante. 

— Par Saint Andrew ! Pourquoi avez-vous couvert de tels agissements ? C’est un acte de trahison qui vous vaudra la corde et personne ne pourra intercéder pour vous ! Pourquoi n’en avez vous rien dit à John avant que cet avorton de Barnes ne vienne fouiner partout et comprenne tout ? Vous… 

Il retint son commentaire discourtois, inspira profondément pour calmer son envie de la secouer comme un prunier. 

— J’assumerai l’entière responsabilité de cette histoire, déclara-t-elle avec morgue. Par vanité et orgueil, mon père a mené à la ruine de braves gens et je ne laisserai personne payer pour les méfaits commis par sa faute. Et puis… termina-t-elle d’un ton affligé. 

— Ne prenez pas de décisions hâtives, Kathleen. Patientez qu’Harald se réveille et…

Le rire aigre interrompit le plaidoyer d’Hugo, les prunelles saphir se chargèrent d’une tristesse acerbe, le visage se tordit d’un rictus désabusé. 

— Il s’en trouvera mieux ainsi, j’en suis certaine. Maintenant, j’ai à faire. 

Sans attendre, elle se précipita vers l’escalier, le grimpa quatre à quatre sous le regard contrarié d’Hugo. 

— Par saint Georges, jura-t-il. 

Comment en étaient-ils arrivés à une situation aussi désespérée ? 

Avec célérité, il se dirigea vers le bureau en maudissant les femmes et les politiciens. Il rédigea un message à l’intention de John le prévenant de la folie que Kathleen s’apprêtait à commettre pour sauver la tête de son ami. Le dépit amoureux la poussait à se sacrifier. Par la faute d’Harald, elle s’accuserait des fautes de Duncan et réclamerait certainement que la justice la punisse en lieu et place de son contremaître. En tant que fille de traître clamant haut et fort les indélicatesses perpétrées envers la couronne, la hache s’abattrait sur son cou sans que quiconque puisse la sauver. Sauf le roi lui-même.

***

Debout sur le chemin de ronde, Hugo vit la colonne de cavaliers disparaître dans la Bouche des enfers. Convaindre Kathleen de rester et de laisser John plaider leur cause se soldait par un cuisant échec. Le hurlement sinistre monta jusqu’à lui et lui serra le cœur. 

— Prenez-en soin, avait murmuré Kathleen, des larmes dans les yeux en lui confiant la clé du cachot où Finn hurlait à la mort depuis qu’elle l’y avait enfermé. 

— Il va se laisser mourir de faim sans vous, avait-il tenté de l’attendrir. 

— Ce n’est qu’un chien, avait-elle répondu d’une voix éteinte avant de tourner les talons et rejoindre les hommes de son escorte.  

— Réveille-toi Harald ! Réveille-toi ! s’emporta-t-il, le regard rivé sur le léger panache de poussière. 

— Messire Hugo ! 

La jupe relevée sur les genoux, rouge comme une écrevisse, Joan courait vers lui à toutes jambes. 

— Messire Hugo ! Le maître est réveillé !

Elle s’abattit à ses pieds, essoufflée, le visage marqué par l’inquiétude et les yeux emplis de larmes. 

— Il s’est réveillé, sanglota-t-elle, le front contre terre. 

— Viens. Nous devons l’informer au plus vite des circonstances. 

— Croyez-vous qu’il pourra… ? se releva Joan avec l’aide d’Hugo. 

— Espérons-le. 

Il regarda vers le sud et pria que le pigeon arrive à bon port et trouve John rapidement. Avec l’appui de leur ami, Harald persuaderait Henri de la bonne foi de sa femme ou de son ignorance des usages liés à la charge d’un comté. 

Le hurlement sourd agaçait Harald. Il grogna et tenta de porter les doigts à sa tête envahie par ce bruit désagréable et source d’un mal de crâne lancinant. Il gémit de la lourdeur de sa main, de la faiblesse étrange de son corps, du goût âcre dans sa bouche pâteuse. 

— Harald ! Par Saint Andrew ! Harald ! 

Harald grommela, anéanti par l’abrutissement soudain provoqué par le cri intolérable de son ami. 

— Doucement, expira-t-il avec difficulté. Où suis-je ? 

Il entrouvrit les paupières, les referma aussitôt. La lumière vive du soleil l’insupportait et créait une myriade de couleurs dans son esprit. 

— À Silkoch. 

— Silkoch ? 

Prudemment, Harald entrouvrit les yeux, reconnut le dai du lit et les petits animaux compagnons de ses nuits d’insomnies. Il étendit la main, chercha à retrouver la chaleur d’un corps allongé à l’autre bout de la couche. Il fronça les sourcils, une insolite sensation à l’esprit. 

Avait-il rêvé cette chaleur douce et enveloppante au creux de sa hanche, la paume chaude sur son cœur, ce parfum délicat et pourtant enivrant, ce chant mélodieux d’une voix venue du passé ? 

Un sourire dessina sa bouche, un éclair de certitude le traversa avant de se dissoudre dans le repos bienfaisant et serein. 

— Harald ! 

Hugo secoua celui qui s’éloignait encore dans la torpeur du sommeil. 

— Laisse-le ! ordonna Ewana arrivée derrière lui. Désormais, il reviendra. 

***

Ce sera le dernier épisode pour le moment. La suite reviendra au mois de septembre après un repos estival. 

Merci à la petite vingtaine de lecteurs qui semblent suivre cette histoire. Dommage que beaucoup n’osent pas se manifester, à moins que vous soyez des robots ? Je finis par le croire. Merci à Serge, Françoise, Emilie, Jc toujours présents chaque dimanche. 

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15 commentaires sur “Prisonnière de son amour – 36 – Trahison

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  1. AAAAAhhhhhh ! J’ai 3 jours de retard et j’apprends que je vais devoir patienter jusqu’en septembre. Et si je meurs de soif pendant la canicule ? Tu auras ma mort sur la conscience avec une histoire en supens ! Pense à ça, Romane ! Un tout petit en juillet en un en août ? Mini, mini, hein, dit ?

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    1. Juillet et aout, c’est mort pour moi. Travaux d’envergure, plage si possible au retour du boulot, farniente et rien foutre, c’est ma devise. Reprise du collier de romancière au mois de septembre, pas avant 😉

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  2. Je n ai plus de mots …suis presque morte 😫😫😫 j ai
    Deja tout dit …je vais hiberner jusqu en septembre…c est trop dur d attendre la suite si longtemps…Amour….haine
    Amour….haine envers Romane Rose…
    Je te souhaite qmm de bonnes vacances….pour la peine faudrat nous mettre au moins plusieurs épisodes ensemble .😊😊😊😊😊

    Aimé par 1 personne

      1. L hibernation se fera a la maison 😊.. je resterai sous ma couette d été en attendant le retour tant attendu de mes héros que tu malmenes si méchamment 😭😭😭😭

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          1. Bon courage pour les travaux ..on à donnés ya 10ans ..👩‍🚒👨‍🚒😱😱 fini tt ça 😊 non l époque et d autres pas rose du tout surtout pour les femmes …suis qmm contente de notre époque mm si pas évident pour bcoup et y aurait encore bcoup à faire 🤔🤔🤔
            Bon pour masque le temps semble trop long avant le retour de mes héros je vais relire tranquillement ton roman au cas ou j aurai louper qq chose 🤔🤔🤔😊😊

            Aimé par 1 personne

            1. Merci, pour le courage. Je prends, j’en aurais certainement besoin. Je fais moi-même, donc, j’ai du pain sur la planche lol. Relis le tranquille et n’hésite pas à me signaler les coups de couteaux en trop lol.

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    1. Merci Emilie pour ton oeil de lynx :D. Ne dis pas que c’est pas gentil, c’est pour mieux vous surprendre (disait le loup au petit chaperon lol). Ne boude pas trop longtemps, surtout. Bisous Emilie.

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